Romain Rousseaux Perin | Et pourquoi pas petit ? : Pour une réinsertion de l’habitat individuel en milieu urbain
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Et pourquoi pas petit ? : Pour une réinsertion de l’habitat individuel en milieu urbain

Problématique : « En quoi penser petits espaces pourrait permettre le développement de l’habitat individuel dans un contexte urbain à densifier, tout en stimulant l’expérience de l’habiter ? »

Et pourquoi pas petit : Pour une réinsertion de l’habitat individuel en milieu urbain s’apparente modestement à un « plaidoyer pour la maison ». Cible des critiques vis-à-vis des questions portant sur l’environnement, l’urbain, l’économie, et le social, la maison individuelle pâtit d’une image dévalorisée au profit de logements collectifs favorisant le vivre ensemble, la densité, la mixité sociale, et bien d’autres choses.

Pourtant, le modèle de la maison individuelle figure les intérêts et valeurs culturelles des français. Si les logements collectifs et les pavillons ont, tous deux, des avantages et des inconvénients, leur étude respective et complémentaire formule à elle seule les permanences et évolutions de l’acte d’habiter dans une société en constante mutation.

En premier lieu, ce mémoire propose la synthèse de l’état actuel de l’habitat en France. Il aborde à la fois les qualités intrinsèques des différents modes d’habiter, mais aussi leurs limites vis-à-vis des nouvelles préoccupations contemporaines liées à l’habitat. Base d’une possible mise en application, cette étude détaillée introduit l’apport des petites maisons, à travers l’appui de la culture japonaise et des exemples qui en découlent. Considérer les petites maisons implique de très nombreuses pistes de réflexion, contemporaines de notre époque : s’adapter aux nouvelles structures familiales et aux évolutions des aspirations individuelles ; satisfaire les nouveaux enjeux économiques, en rentabilisant le foncier pour les communes, et en réduisant les coûts de construction pour les particuliers ; s’accorder aux nouvelles ambitions énergétiques — par la limitation des surfaces de déperdition thermique, par exemple — et environnementales — par la réduction de la distance entre l’habitat et les pôles attractifs, par la réinsertion ponctuelle de la nature en ville, etc.

Outre ces aspects s’attachant au construit, ce mémoire explore d’autres horizons tout autant liés à la question de l’acte d’habiter : l’importante et nécessaire reconsidération urbaine, par la question du contrôle de l’étalement frénétique de nos villes ; la quête d’une urbanité qui, aujourd’hui, peine à s’imposer dans les nouveaux ensembles de logements ; la remise en question de notre société de consommation ; la lutte contre la ségrégation spatiale sans oublier le rôle primordial qu’occupe la communauté dans les relations sociales ; enfin la valorisation du statut de l’architecte en questionnant son implication dans la construction des maisons individuelles dans un contexte où les pavillonneurs ont le monopole du marché.

Ce sont autant d’intérêts qui, traités à travers une problématique commune, devraient engager de nouvelles pistes de réflexion autour de l’habitat de demain.

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Directeur de mémoire

Hervé Gaff

Pagination

317 pages

Année

2015