Romain Rousseaux Perin | Jour 9 – Shibuya, Omote-sando, Shinjuku-ku
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Jour 9 – Shibuya, Omote-sando, Shinjuku-ku

Après la métaphore du pancake-croissant, la photographie ci-dessus exprime pour moi l’ascenseur d’intensité de cette multi-ville qu’est Tokyo : du calme apaisant des parcs et jardins, des quartiers résidentiels et ses petites maisons, on peut trouver très vite l’effervescence tokyoïte la plus extravagante, dont on subit très vite les publicités agressives et les boutiques plus folles les unes que les autres. Vue de haut, Tokyo illustre parfaitement ces fractures harmonieuses entre les tempétueux axes commerçants, surnommés “Dori” pour “rue principale”, et les maisons “en repli”, desquelles on ne perçoit que le chant des insectes encore nichés dans les quelques espaces de nature aménagés par les habitants. Entre le parc Yoyogi et la Takeshita street, il n’y a pourtant que quelques mètres à pied.

Depuis le panorama du 49e étage de l’hôtel de ville de Tokyo (qui ne manquera pas de vous évoquer Notre-Dame de Paris), le contraste est saisissant. L’on pourrait presque dessiner en plan les artères principales de la ville, y repérer les intensités et les quartiers plutôt résidentiels.

Sitôt l’on redescend des tours jumelles et que l’on traverse la Shinjuku Station, que cette apparente évidence se ressent à une échelle plus humaine. Des enseignes lumineuses parfaitement représentatives d’une société de consommation de plus en plus dépendantes de l’image et d’une hypersexualisation de la femme assumée, on passe à une ambiance confinée, presque impensable, d’une succession de petits bars où quelques places assises suffisent à redonner du sens au lien social que l’on peine à discerner non loin de là.

Tokyo est une ville pleine de paradoxes, de contrastes et de saturation. Si la nuit tombe, elle se réveille de plus belle. Si le tourisme écrase par endroit la tradition, des lieux inattendus la perpétuent de la plus belle des façons. C’est pourquoi, des temples les plus emblématiques et touristiques de la capitale, dont les tromperies n’échappent pas aux yeux aguerris, je concluerai mes propos de ce soir par une courte vidéo d’une séance de répétition d’un festival à venir dans le quartier de Zoshigaya.

 

ロマン

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