Romain Rousseaux Perin | Jour 3 – Toshima
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Jour 3 – Toshima

Cette journée a été courte, je commence vraiment à ressentir le décalage horaire. Mais elle a été fructueuse ! Ce matin, je menais donc mon premier entretien avec l’architecte Manuel Tardits, installé au Japon depuis 32 ans. Nous avons pu échanger durant 2 heures sur la maison individuelle au Japon et sur les rapports des habitants à leurs espaces. Un moment très enrichissant. Je tiens encore une fois à le remercier pour son bel accueil et tout ce temps qu’il m’a accordé (et je remercie également la personne qui m’a aidé à trouver mon chemin pour être à peu près à l’heure !).

La suite s’est passé dans le métro, direction Toshima. La ligne aérienne m’a laissé apprécier Tôkyô de près, même si la photo ne témoigne pas vraiment de cela…

Une fois arrivé, immanquablement, je fais le tour du quartier pour remarquer éventuellement quelques belles références. Mais avec une valise de près de 30 kilos, le tour a… tourné court. Je me suis finalement posé sur un banc, pour dessiner en attendant de rejoindre mon hôte, Reiko.

Je dors à présent dans une maison “japonaise”, avec petit jardin extérieur et parois translucides coulissantes. Ma chambre doit mesurer environ 3 tsubos (1 tsubo = 3.3 mètres carrés) et s’ouvre largement sur le jardin en question. Le premier niveau regroupe deux pièces à tatamis, qui font office de chambre, une salle de bain, un WC, et l’entrée. À l’étage, escalier raide, on accède à la pièce de vie, regroupant cuisine-bar, salle à manger et salon, assez spartiates, complétés d’un balcon séduisant et bien agrémenté. Malgré les nombreuses ouvertures, la maison est très refermée sur elle-même, on ne voit que très peu l’extérieur. Le voisin le plus proche doit être à quelques centimètres de la maison, sans que l’on sente pour autant sa présence.

D’un point de vue… “communication”, c’était très laborieux ce soir. Reiko ne parle pas anglais, et moi pas japonais. Sa gentillesse comble les blancs soutenus de nos hésitations mutuelles. Et je tiens aujourd’hui à remercier Google traduction, Reverso, et toute autre sorte d’autres outils en ligne qui, bien que souffrant de nombreux ratés (le japonais est une langue compliquée), suffisent à comprendre l’essentiel. On aura quand même réussi à parler de cerfs et de Muesli (pour les intimes).

Demain est un autre jour, en attendant, la nuit m’appelle.

ロマン

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