Romain Rousseaux Perin | Jours 54 et 55 – Rencontres avec Taira Nishizawa et Tatsuo Iwaoka
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Jours 54 et 55 – Rencontres avec Taira Nishizawa et Tatsuo Iwaoka

Hier, je rencontrais Taira Nishizawa, architecte et professeur des Universités. Nous avons échangé pendant plus d’une heure sur la ville japonaise d’hier, d’aujourd’hui et de demain, tout en croisant ce regard avec l’avenir de l’habitat individuel. Je le remercie chaleureusement pour son accueil et le temps qu’il m’a consacré.

Dans la foulée, non loin de là, je me suis rendu à Archi-Depot Tokyo, un centre d’exposition de maquettes de quelques agences d’architecture japonaises. Un concept original, qui ouvre au grand public une partie (même infime) de ce qui fait partie intégrante de notre profession. Ici, il n’y a pas que des maquettes type “commercialisation” avec un niveau de finition à en faire pâlir Jouef, mais aussi des maquettes d’étude qui rendent compte de certains points clés des projets. D’ailleurs, notons le niveau des détails des maquettes de maisons individuelles. C’est assez évocateur du degré d’attention accordé à chaque élément constitutif de l’habitation. Une exposition que je recommande donc, simplement parce qu’elle met en évidence l’importance des maquettes dans le processus de projet. Seul bémol, je trouve l’entrée trop chère (¥ 2,000, soit environ 15 €).

Aujourd’hui, je suis allé rencontrer à nouveau Tatsuo Iwaoka, que j’avais déjà rencontré avec Yoshiyuki Yamana à la Tokyo University of Science il y a quelques semaines. Il a eu l’extrême gentillesse de m’ouvrir les portes de sa maison située non loin de Omote-sando. Une maison d’une centaine de mètres carrés sur un terrain de seulement 34 mètres carrés. Au sous-sol, niveau B1F, un petit bureau accueille une agence d’architecture. Au niveau de la rue (1F), un porche d’entrée, un vide sur le bureau du B1F et un toilette. La partie habitable ne commence véritablement qu’au premier étage (2F) avec la cuisine et le séjour. Chaque mur extérieur comprend des étagères et forment une grande bibliothèque qui parcourt toute la hauteur de la maison. Les angles de la maison, plutôt de forme rectangulaire, sont cassés, formant un octogone. Les ouvertures sur ces faces permettent de préserver l’intimité vis-à-vis du voisinage, du fait qu’elles soient en biais, et permettent aussi de récupérer une orientation Nord-Sud stricte. On continue de monter l’escalier en colimaçon qui, au passage, est très confortable. Je lui fais la remarque : on ne se sent pas serré, pas à l’étroit. L’escalier est confortable quoi.

À l’étage supérieur, la chambre laisse de la place à un petit bureau. La pièce est baignée d’une lumière naturelle apaisante. La salle de bain ne se situe qu’à quelques emmarchements, la dernière pièce avant d’atteindre le toit, qui offre une terrasse panoramique sur le quartier. Dans l’organisation spatiale, cette maison s’apparente à celle de Shinsuke et Masayo Fujii vue deux jours avant. Le traitement est différent, et figure les possibles réponses architecturales pour un même programme. Construite en 2011, la Nogizaka House de Tatsuo Iwaoka offre une surface habitable d’environ 50 mètres carrés pour la partie habitable. Au passage, les planchers sont chauffants, et on s’en rend vite compte.

Demain, pour le dernier entretien de la semaine, je rencontrerai Edward Suzuki, qui est notamment connue pour sa réflexion sur l’habitat individuel.

ロマン

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