Romain Rousseaux Perin | Jour 44 – Yanaka, Tokyo National Museum
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Jour 44 – Yanaka, Tokyo National Museum

Aujourd’hui, je travaille à la maison dans laquelle j’habiterai jusqu’à la fin de mon séjour. Je n’aurai donc rien de spécial à raconter ce soir. Si ce n’est peut-être que je viens d’apprendre la durée de vie d’à peine six ans de cette maison, comprise entre sa construction il y a quatre ans, et les deux années qu’il lui reste avant sa destruction pour élargissement de la voirie en vue des Jeux Olympiques de 2020. Je pense réaliser un entretien avec mes hôtes, il semblerait qu’ils aient beaucoup à m’apprendre sur le Japon.

Je suis actuellement dans une période de flottement, entre la fin de mon escapade dans les contrées de Kobe à Takayama et mon retour à Tokyo, ville pour laquelle j’ai une assez nette préférence. Je consacrerai ces prochains jours à un début de retranscription des entretiens menés depuis mon arrivée. Il m’en reste encore une petite dizaine à réaliser avant mon départ. Mais d’ici là, je m’accorde un peu de repos. Hier, j’ai vagabondé entre Yanaka et Ueno, sans aucun but précis, outre celui de me trouver une valise pas trop chère pour ramener tous les livres d’architecture que j’ai accumulés ici. Je n’ai point trouver de valise convaincante, mais un grand cimetière, qui sert de lieu de promenade dominicale aux Tokyoïtes. Sans être désacralisés, les cimetières sont moins l’objet d’une sanctuarisation, où le silence s’impose, où chacun observe un pas plus lent pour ne pas déranger les morts. Ici, les vélos continuent sur leur lancée, les enfants crient et jouent dans un petit parc de jeux entourés de stèles. La vie gagne à chaque recoin.

Ueno est un des endroits de Tokyo où les constructions sont restées globalement très basses. Hormis quelques rares tours de logements, les maisons dépassent rarement trois niveaux. Au détour de petites rues, happé par un bruit de foules irrésistible, je rejoins un petit marché d’artisans locaux. Les restaurants du coin ponctuent notre balade par des mets simples mais qui suffisent à satisfaire notre appétit.

Vous ai-je déjà parlé des Police box, les koban ? Sans doute, mais leur taille continue de m’interpeler : souvent à l’angle d’une rue, ils se résument à un bureau ouvert sur l’espace public, et à un étage supérieur qui doit sans doute être un petit bureau.

Je retrouve le parc de Ueno, sa pagode à cinq niveaux, ses temples et son public endimanché.

Je profite du temps qui me reste pour aller visiter le TNM, le Tokyo National Museum, intégré au parc de Ueno. De belles collections, de toutes les périodes, mais je retiendrai surtout les quelques peintures noir et blanc, sur toile ou sur rouleau de papier japonais. Malgré la bichromie, j’ai la sensation d’y retrouver tous les contrastes traversés quelques jours auparavant.

Je passe par la galerie Horyuji Treasures. J’en apprécie particulièrement l’architecture, la scénographie, qui me rappellent celles du D.T. Suzuki Museum. Ah ? Ben oui, c’est Taniguchi l’architecte !

ロマン

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